Vendredi 21 mars 2008

Comme son nom même l'indique, ce blog n'a pas vocation à être pérennisé. Je ne compte  pas  jouer  durablement les observateurs engagés de la vie politique chambraisienne . Hier militant puis élu dans cette ville, il serait profondément malsain de laisser croire que je reviens, en somme, "à mes anciennes amours".

Pour tout dire, ma démarche n'était pas préméditée. Elle  est née en réaction aux attaques d'un ancien colistier de Christian Gatard. Je n'ai ni le talent ni l'audience de cet homme, et il serait illusoire à bien des égards de me placer sur le même plan que lui. Mais la tentation était trop forte d'opposer ma petite musique  au récital des aigris.  Fidélité rime-t-elle avec stupidité? Je vous laisse juges. Mais je suis serein. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas dépourvu d'esprit critique. Mais je ne me reconnais pas dans ce monde d'ego hypertrophiés, qui, à la moindre contrariété, envoient valdinguer alliances, principes, convictions et amitiés. De ma démarche sont nés beaucoup de malentendus. Me croirez vous enfin si je vous répète que nul ne m'a dicté mes propos, qu'ils relevaient de ma seule responsabilité?

Je tiens à remercier avant tout les nombreuses personnes qui m'ont prodigué leurs encourgements, et m'ont dit avoir apprécié mon travail. Ces paroles font chaud au coeur quand on traverse une période un peu difficile...

Par Fabien Nony - Publié dans : Le mot de la fin
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Vendredi 21 mars 2008

Cette fois, c'est fait. Claude Roiron, désormais à la tête d'une solide majorité de gauche, a été élue à la présidence du conseil général par 22 voix sur 37. Historique! Si la Touraine garde un vieux fonds "rad-soc" , le conseil général, lui, du plus loin que je me souvienne, a toujours été à droite. Que d'occasions manquées ces dernières années! 2001, d'abord: beaucoup, en dépit du rapport de force encore largement favorable à la droite, croyaient déjà le basculement possible. Puis la divine surprise de 2004: qui aurait cru que nous étions si près du but? Il s'en est fallu de 48 petites voix dans ce canton de Ligueil sauvé par la droite grâce aux divisions de la gauche! 48 petites voix de Christian Grellet, grand ami du conseiller général (div.d) Michel Giraudeau. Aujourd'hui, Christian Grellet a abjuré ses convictions socialistes, et son ancien "adversaire" lui a offert les clés de la mairie de Ligueil.

Mais qu'importent ces péripéties politiciennes! On sentait bien que cette fois, ce pouvait, ce devait être la bonne. On n'a pas été déçus. Ce basculement est le couronnement de plus de dix années de progression ininterrompue, notamment en zone urbaine. Claude Roiron aura besoin de tout son savoir-faire pour réaliser l'ambitieux programme de la gauche dans un contexte difficile pour les collectivités locales. Elle devra aussi refermer la fracture politique entre le monde urbain et la ruralité, née du travail de la droite. Inutile de la nier, cette fracture, elle est bel et bien là. Aussi artificielle et nuisible soit-elle. Il n'est que de regarder la carte politique du département. Les cantons de gauche s'étirent autour de l'agglomération tourangelle et le long de la Loire. Une zone bien connue des géographes: l'aire urbaine de Tours! Dans le même temps, le seul vrai secteur rural du département, le sud-Touraine, ne compte  plus que des élus de l'ancienne majorité départementale...

Par Fabien Nony - Publié dans : Analyse
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Lundi 17 mars 2008
Ils ont tué le suspense... On a très vite compris hier soir au fil soir au fil du dépouillement que Christian Gatard conserverait la mairie avec une majorité renforcée et que Jean-Claude Landré  garderait le canton. Très vite, au bureau 2, l'écart se creuse. Pendant ce temps dans les bureaux plus conservateurs du centre-ville, aucune tendance nette ne se dégage.  Et les cantonales? Envolés les espoirs de Jean-Luc Matrat! Pour l'emporter, il aurait fallu au candidat UMP un triomphe bien au delà de l'électorat de droite. On en est loin... Pour les municipales, les premiers chiffres circulent: 54,5%, 55% pour Christian Gatard. Le conseil général passe à gauche. Et c'est la victoire tant attendue. Un soulagement pour ceux qui doutaient encore. Le duo victorieux est chaleureusement applaudi. Le perdant fait une intervention sobre et digne. Les chiffres officiels sont annoncés. Place à la fête!
Plus tard viendra le temps des comptes et des analyses. Pour Christian Gatard et son équipe, la victoire est propre, nette, et sans bavure. Bien plus que l'échec de la droite, bien plus qu'un vote légitimiste, c'est la reconnaissance du travail accompli et des choix effectués. Le maire sortant a  spectaculairement élargi l'assise de la gauche  au-delà de son électorat naturel. Les classes moyennes et l'électorat populaire font bloc derrière l'équipe Gatard et lui offrent des scores à plus de 60% dans les bureaux 2 et 5. L'électorat très conservateur de retraités et de cadres des bureaux 3 et 4 partage équitablement ses voix entre les deux listes. Seule ombre au tableau: la gauche n'en finit pas de dégringoler au Bois-Cormier. Le quartier le plus populaire de la ville est bel et bien passé à droite. De quoi donner à réfléchir à la gauche chambraisienne... 
Pour le maire, c'est en tout cas une belle revanche. Sur le quotidien régional qui l'avait prématurément enterré.   Sur les barons de la droite tourangelle qui voulaient exhiber son trophée. Sur le clan Bordas, pour qui le temps s'est arrêté en 2001. Et sur les "mécontents" aussi minoritaires que tapageurs qui se sont vu rappeler l'existence de la majorité silencieuse...Christian Gatard a la victoire modeste. Il sait que ce résultat l'oblige. Il sait bien, cher Jean-Christophe Savattier, que l'électorat ne signe pas de "chèque en blanc". C'est un bosseur qui va tranquilement son petit bonhomme de chemin.
Par Fabien Nony - Publié dans : Analyse
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Samedi 15 mars 2008

C'est à Christian Gatard Gatard qu'est revenu hier soir l'honneur de conclure la campagne. Mais le dernier mot, bien entendu, appartient aux chambraisiens. Le choix est simple, clair, évident. 
D'un côté, l'alliance politicienne de circonstance de ceux qu'animent leurs seules amibitions personnelles. De l'autre, une équipe soudée, motivée par le seul intérêt général,une équipe dont la composition et le projet n'ont pas varié.
D'un côté, le retour à l'immobilisme et l'autoritarisme des années Bordas. 
De l'autre, la poursuite et l'amplification du changement vers plus de démocratie locale, vers une ville plus vivante et plus agréable à vivre. 
D'un côté, le laisser faire, laisser passer, laisser aller de ceux qui en dépit de leurs promesses veulent reprendre le bétonnage de la commune. 
De l'autre,  la démarche écologique exemplaire d'un maire qui prend des engagements précis pour préserver notre cadre de vie. 
D'un côté, le démantelement du plan de circulation et le retour à une trafic dangereux, envahissant, et anarchique.
D'un côté, une droite sectaire, repliée sur elle même, qui veut placer Chambray sous la domination d'un parti et d'un clan. De l'autre, une gauche ouverte et tolérante associant à son combat tous ceux qui veulent s'investir au serive de la commune pour continuer le changement..
D'un côté, ceux qui en sept ans d'opposition n'ont rien appris, rien compris. De l'autre, une équipe modeste et attentive, qui mesure tout le chemin qui reste à parcourir.
Je crois que les chambraisiens auront à coeur, demain, de donner à Christian et son équipe le meilleur score possible, pour poursuivre et amplifier le travail accompli. Mais chacun doit bien comprendre qu'une mobilisation exemplaire est nécessaire pour cela.

Par Fabien Nony - Publié dans : au fil de la campagne
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Jeudi 13 mars 2008
Tout arrive! Je me trouve pour une fois d'accord avec mon "camarade-blogueur", le très Marie-Martinien Jean-Christophe Savattier. La moblisation des abstentionnistes d'un camp et de l'autre sera en effet décisive pour un second tour qui n'est pas tout à fait joué. Jean-Luc Matrat aura besoin d'un excellent report de voix. Dans l'hypothèse, pour lui très favorable, d'un report à 70% sur son nom des électeurs des petites listes, contre 10% seulement pour Christian Gatard, il lui manquerait encore 135 voix à aller chercher du côté des abstentionnistes. Et ce n'est pas tout: chaque abstentionniste récupéré par Christian Gatard, chaque défection du côté des petites listes devra être compensé par un surcroît de mobilisation. Mission impossible? Difficile, certes, et la moindre fausse note serait fatale à Jean-Luc Matrat. Mais Christian Gatard n'est pas homme à se dire "puisque je suis favori, pas un mot, pas un geste, ne disons rien, ne faisons rien". Et il a bien raison. 
Car tout indique qu'à gauche aussi, la mobilisation générale doit être à l'ordre du jour. Il serait stupide de nier que la droite n'a pas fait le plein des voix au premier tour. Il lui manque même des suffrages par rapport au score de Bordas en 2001, alors même que le nombre d'inscrit s'est accru de plusieurs centaines. Inversement, la liste Gatard a dépassé au premier tour, en voix, son niveau...du second tour en 2001. Le maire sortant a déjà moblisé l'essentiel des forces de la gauche, et même au-delà. Il reste certes des réserves. Mais il faudra aller chercher ces voix-là avec les dents, pour garantir à la liste le meilleur score possible.
Par Fabien Nony - Publié dans : au fil de la campagne
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Mardi 11 mars 2008
Décidément, il ne fait pas bon avoir raison trop tôt. J'avais indiqué ici même avant le premier tour que la démarche de M. Guilheneuf et celle de Mme M.M.Champigny ressemblaient fortement à celle de M.Baugé en 2001. Nous y sommmes! Avant le premier tour, les deux larrons se plaisaient à renvoyer dos à dos Chrisitian Gatard et Jean-Luc Matrat. Cela ne les a nullement empêchés de fusionner leurs listes très rapidement (l'affaire était dans le sac hier avant l'heure de bouclage de la NR). Tellement rapidement, d'ailleurs, que cela en devient suspect. Une fusion à deux est toujours un processus long et douloureux. Il faut évaluer le juste poids de chacun. Il trouver des volontaires pour céder leur place aux nouveaux venus. il faut se mettre d'accord sur le programme. Tout cela ne se fait pas en une demi-heure, sur un coin de table.  Alors, à trois, vous pouvez imaginer... De là à dire que tout était déjà bouclé avant le premier tour, au moment même où les trois listes faisaient encore mine de s'opposer...
Place à l'attelage bancal du commandant Magouille, de Sainte Marie-Martine du reniement, et du bleu orange. Nos trois   comploteurs se croient propriétaires de leurs électeurs comme on peut l'être d'un troupeau de moutons. Ces messieurs-dames ont fait leurs petits calculs. 33%+10%+9,5%=52,5 %= la mairie! Additionnez, bonnes gens, additionnez.... Vous êtes très fiers de votre coup. Vous croyez avoir bien dupé l'équipe de Christian et tous ces naïfs qui se disaient: "ils n'oseront pas!". Mais ne vous réjouissez pas trop vite. Car ce sont surtout les électeurs que vous avez dupés. Et ils ne vous le pardonneront pas.
Par Fabien Nony - Publié dans : au fil de la campagne
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Lundi 10 mars 2008
Les sites du Nouvel Obs et du Monde, considérés comme fiable a priori donnent accès aux résultats des municipales. Et là, surprise: la liste de Marie-Martine Champigny y est classée divers gauche! Les journalistes de la presse nationale sont mals informés  (MMC elle même ne cache pas que sa liste se situe au centre-droit). Mais comment leur en vouloir? Pour eux, une adjointe sortante d'une municipalité de gauche a logiquement vocation à conduire une liste...de gauche! Ils ne sont pas informés des subtilités du Marie-Martinisme, et de l'art du retournement de veste tel qu'il se pratique à Chambray.
Par Fabien Nony - Publié dans : au fil de la campagne
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Lundi 10 mars 2008
Parmi les personnes dont l'action est critiquée sur ce blog, certaines -mes adversaires de toujours- m'ont fait savoir leur mécontentement d'une manière ferme, mais encore polie et en sont restées là. D'autres se sont livrées à plusieurs reprises à des tentatives d'intimidation et ont formulé des menaces.
Il est un principe essentiel, la courtoisie républicaine. Ce principe autorise à attaquer, parfois durement, l'action de ceux qui s'engagent sur la scène politique. Mais il impose de respecter ces militants en tant que personnes. Si certains partagent avec moi ces valeurs, s'ils se sont sincèrement sentis attaqués dans leur personne, je ne peux que répéter que tel n'a jamais été mon objectif. S'ils ont parfaitement compris mon intention et  veulent me déstabiliser, qu'ils comprennent bien que je ne saurais être dupe longtemps.
Si d'autres, qui ont manifestement perdu leurs repères moraux en même temps  que leurs repères politiques, espèrent me faire peur, je n'ai qu'un mot à leur dire: vous vous trompez lourdement.
Par Fabien Nony - Publié dans : mise au point
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Lundi 10 mars 2008

Les partisans de Jean-Luc Matrat faisaient grise mine hier soir,  peu avant l'annonce des résultats. On les comprend. L'écart entre les listes Gatard et Matrat-près de quinze points- est deux fois supérieurs à ce qu'imaginaient les partisans du maire sortant dans leurs prévisions les plus optimistes. Chrisitian Gatard a su rassembler toute la gauche, et même au delà. Et le candidat UMP ne semble guère devoir se rattrapper en soufflant à Jean-Claude Landré son siège de conseiller général. Ce dernier distance en effet son adversaire de droite d'une demi-douzaine de points, et pourra compter sur les 7% du candidat communiste Jean-Michel Bodin. Du côté des petites listes, la sérénité de l'éliminé -Yves Guilheneuf- contrastait singuilièrement avec  l'agressivité et l'énervement de la qualifiée -M.M.Champigny. Presque inconnu, le candidat du Modem a en effet réussi à talonner l'adjointe en rupture de ban. Il sera intéressant d'observer ce que vont faire l'un et l'autre. Yves Guilheneuf   ne peut qu'aller humblement solliciter un siège auprès de qui voudra bien de lui, sauf à renoncer à toute présence au conseil municipal. Marie-Martine Champigny, elle, n'a le choix qu'entre des mauvaises solutions. Se retirer contre toute attente? C'est ne plus être élue. Se maintenir seule? C'est devoir se contenter d'un ou deux sièges dans l'opposition: pas très enthousismant quand a de si grandes ambitions. Fusionner avec Yves Guilheuf? Rien de bien emballant non-plus: trois ou quatre sièges, là encore dans l'opposition. Rallier Jean-Luc Matrat ? Un maigre espoir de rester maire-adjoint, mais c'est aussi ruiner le peu de crédibilité qui lui reste...
Il est possible que la droite se livre, comme en 2001, à toutes les magouilles politiciennes possibles et imaginables. La désinformation et la calomnie ne sont pas à exclure. Elles ont déjà montré leur mufle avant le premier tour... Mais toutes ces manoeuvres de basse-politique ne sont que péripétie sans importance. Ce n'est pas Jean-Luc Matrat ou Marie-Martine Champigny qui peuvent faire perdre Christian Gatard. C'est Chrisitian Gatard lui-même. Sa liste est en tête partout. Elle a la majorité absolue au nord et à l'ouest de la commune. Elle a plus de trente points d'avance dans son fief du bureau 2 (Gallardon-Pommiers-Roland Pilain). Mais le triomphalisme et l'autosatisfaction seraient fatals. J'ai confiance en Chrisitian et son équipe. Ils sauront éviter ces écueils redoutables. Ils savent qu'il faut poursuivre et amplifier l'effort pour remporter dimanche une belle victoire. Chambray est plutôt une commune de centre-droit, mais qui, face à une droite usée ( presidentielles 1981,  municipales 2001) ou revancharde ( pres.1988,  mun. 2008) peut faire confiance à une gauche rassemblée et rassembleuse, qui, faute changer la vie, travaille modestement à l'améliorer au quotidien. Christian Gatard, à l'évidence, aura à coeur de ne pas gâcher ce moment rare par une arrogance excessive.

Par Fabien Nony - Publié dans : Analyse
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Vendredi 7 mars 2008
Lorsque j'ai commencé à voir Christian Gatard à l'oeuvre, il y a plus de 8 ans, je me suis plu à le baptiser "le Mitterrand chambraisien". Enthousiasme naïf de post-adolescent!
Et pourtant...
Comme François Mitterrand, Christian Gatard a su reconstruire de fond en comble la gauche pour la préparer à la victoire. L'opposition  de gauche à James Bordas n'avait certes pas démérité. Elle était animée par des gens d'une grande compétence et d'une profonde humanité. Mais beaucoup avait perdu cette combativité, cette soif de vaincre, ce besoin viscéral de faire triompher ses idées sans lequel aucune victoire n'est concevable. Christian a su redonner à la gauche l'élan qui lui manquait.
Comme François Mitterrand, Christian Gatard a eu son 10 mai 81. Moment historique où s'est concrétisé ce que l'on avait si longtemps cru impossible. Après 18 ans de règne d'une droite à bout de souffle, Chambray a osé rompre avec le conservatisme sclérosant de l'équipe Bordas. 
Comme François Mitterrand, Christian Gatard a fait naître bien au-delà de son camp de formidables espoirs.
Comme François Mitterrand, Christian Gatard a été confronté au dur principe de réalité, et a su l'assumer honorablement.
Comme François Mitterrand, Christian Gatard est un vrai politique, capable de calcul stratégiques complexes, courtois mais impitoyable à l'égard de ses adversaires, sachant aussi être dur et exigeant envers qui combat à ses côtés. 
Comme François Mitterrand, Christian Gatard sait évoluer, mais ne conçoit même pas la déloyauté et la trahison des ambitieux de tout poil.
Comme François Mitterrand, Christian Gatard a pu susciter des déceptions. 
Comme François Mitterrand, Christian Gatard a accompli une oeuvre considérable.
Comme François Mitterrand a su sortir de son habit de chef de  guerre pour s'élever en dirigeant au service de tous, acceptant à ses côtés toutes les bonnes volontés.
Comme François Mitterrand, Chrisitian Gatard s'impose comme une évidence à tous les républicains, à tous les hommes de progrès, à tous les modérés qui refusent la démarche revancharde d'une droite radicalisée dans la haine, qui en sept ans d'opposition n'a rien appris, rien compris, et ne rêve que triomphe d'un clan contre un autre et restauration de l'ordre ancien.
Comme François Mitterrand, Christian Gatard suscite, vous pouvez le voir, des hagiographies délirantes. On en rira.  Laissez-les donc, ils ne peuvent pas comprendre.
Par Fabien Nony - Publié dans : portraits de campagne
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