Lundi 17 mars 2008
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Ils ont tué le suspense... On a très vite compris hier soir au fil soir au fil du dépouillement que Christian Gatard conserverait la mairie avec une majorité renforcée et
que Jean-Claude Landré garderait le canton. Très vite, au bureau 2, l'écart se creuse. Pendant ce temps dans les bureaux plus conservateurs du centre-ville, aucune tendance nette ne se
dégage. Et les cantonales? Envolés les espoirs de Jean-Luc Matrat! Pour l'emporter, il aurait fallu au candidat UMP un triomphe bien au delà de l'électorat de droite. On en est loin... Pour
les municipales, les premiers chiffres circulent: 54,5%, 55% pour Christian Gatard. Le conseil général passe à gauche. Et c'est la victoire tant attendue. Un soulagement pour ceux qui doutaient
encore. Le duo victorieux est chaleureusement applaudi. Le perdant fait une intervention sobre et digne. Les chiffres officiels sont annoncés. Place à la fête!
Plus tard viendra le temps des comptes et des analyses. Pour Christian Gatard et son équipe, la victoire est propre, nette, et sans bavure. Bien plus que l'échec de la droite, bien plus
qu'un vote légitimiste, c'est la reconnaissance du travail accompli et des choix effectués. Le maire sortant a spectaculairement élargi l'assise de la gauche au-delà de son
électorat naturel. Les classes moyennes et l'électorat populaire font bloc derrière l'équipe Gatard et lui offrent des scores à plus de 60% dans les bureaux 2 et 5. L'électorat très
conservateur de retraités et de cadres des bureaux 3 et 4 partage équitablement ses voix entre les deux listes. Seule ombre au tableau: la gauche n'en finit pas de dégringoler au Bois-Cormier. Le
quartier le plus populaire de la ville est bel et bien passé à droite. De quoi donner à réfléchir à la gauche chambraisienne...
Pour le maire, c'est en tout cas une belle revanche. Sur le quotidien régional qui l'avait prématurément enterré. Sur les barons de la droite tourangelle qui voulaient exhiber son
trophée. Sur le clan Bordas, pour qui le temps s'est arrêté en 2001. Et sur les "mécontents" aussi minoritaires que tapageurs qui se sont vu rappeler l'existence de la majorité
silencieuse...Christian Gatard a la victoire modeste. Il sait que ce résultat l'oblige. Il sait bien, cher Jean-Christophe Savattier, que l'électorat ne signe pas de "chèque en blanc". C'est un
bosseur qui va tranquilement son petit bonhomme de chemin.
Par Fabien Nony
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Publié dans : Analyse
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